Santé

Lavabos pour blocs opératoires : matériaux, normes et types

Les lavabos chirurgicaux jouent un rôle fondamental dans la prévention des infections nosocomiales en milieu hospitalier. Une bonne hygiène des mains peut réduire de 30 à 50 % le risque de ces infections d’après l’OMS. Choisissez bien vos lave-mains pour infirmières et vos lavabos pour blocs opératoires afin de garantir une asepsie maximale. Pour trouver ce qu’il faut, découvrez les matériaux disponibles et les types de commandes sans contact qui existent. Maitrisez les normes sanitaires en vigueur et les bonnes pratiques d’entretien des lavabos chirurgicaux !

Quels matériaux choisir pour les lavabos de blocs opératoires ?

La durée de vie, la facilité de nettoyage et la conformité aux normes d’hygiène d’un lavabo chirurgical dépendent en partie de son matériau.

Acier inoxydable 18/10 (alliage AISI 304/304L)

C’est le matériau basique des blocs opératoires L’inox 18/10 (contenant 18 % de chrome et 10 % de nickel) résiste à la corrosion et aux nettoyages fréquents. Il est qualifié de bactériostatique, car il n’encourage pas la prolifération bactérienne sur sa surface lisse.

Robuste et facile à désinfecter, l’acier inoxydable 304L répond aux normes d’hygiène les plus strictes et supporte un usage intensif. Certains modèles haut de gamme utilisent même de l’inox 316L (encore plus résistant aux agents chimiques) pour les pièces sensibles comme le bec du robinet, garantissant une durabilité accrue.

Résine polyester renforcée fibre de verre avec gelcoat antibactérien

De nombreux lavabos chirurgicaux modernes sont moulés d’une seule pièce en matériaux de synthèse. C’est le matériau en vogue des blocs opératoires et vous en trouverez sur H2O équipement. Le polyester armé de fibre de verre, revêtu d’un gelcoat sanitaire antibactérien (certifié par exemple par LLOYD’s), possède une surface parfaitement lisse, sans joints ni recoins où les microbes pourraient stagner. Cette cuve monobloc est légère, insonorisée (réduction du bruit de l’eau) et très facile à nettoyer. La robustesse est également au rendez-vous.

Résine «surface solide »

Il s’agit de matériaux composites à base de résine acrylique et de charges minérales. Les auges chirurgicales en solid surface sont moulées en une seule pièce sans aucun joint, offrant les mêmes atouts techniques que les modèles en polyester. Leur surface non poreuse est hygiénique et résistante aux taches. Esthétiquement, le solid surface peut présenter un aspect plus « chaud » que l’inox, tout en restant compatible avec les désinfectants hospitaliers.

L’acier inoxydable, la solution la plus répandue

C’est le matériau le plus utilisé pour les lavabos de blocs opératoires. Sa longévité, sa facilité d’entretien et sa conformité naturelle aux exigences sanitaires en fait le « chouchou » des établissements de santé.

Quelles commandes (genou, détecteur infrarouge, etc.) privilégier pour les lavabos de blocs ?

L’une des règles d’or du lavage des mains en milieu chirurgical est d’éviter tout contact direct des mains propres avec une surface potentiellement contaminée. Ainsi, les robinets des lavabos ne doivent pas être actionnés à la main, d’où l’importance de choisir un système de commande sans les mains.

La commande fémorale (au genou)

Le robinet temporisé est actionné par une barre ou un panneau poussoir situé en façade du lavabo, à hauteur de genou/cuisse. D’une simple pression de la jambe, on déclenche l’écoulement de l’eau pour une durée déterminée, sans utiliser les mains.

La commande à pédale au pied

Le soignant n’a qu’à appuyer sur la pédale pour que l’eau s’écoule. Celle-ci s’arrête toute seule. Ce dispositif est fréquent dans les salles de soins infirmiers et parfois en bloc.

Commande par capteur infrarouge (robinetterie électronique)

Un détecteur infrarouge repère la présence des mains sous le robinet et déclenche automatiquement l’écoulement de l’eau. La température et le débit peuvent être pré-réglés. Les modèles à cellule électronique modernes prévoient la purge automatique : en l’absence d’usage prolongé, le robinet s’ouvre périodiquement tout seul pour éviter la stagnation de l’eau dans les tuyaux.

La commande au coude (manette longue)

La manette à coude permet d’ouvrir et fermer le robinet en actionnant une longue tige avec l’avant-bras ou le coude. L’idée est d’éviter de contaminer la poignée avec des mains souillées.

Quelles sont les normes sanitaires applicables aux lavabos en bloc opératoire ?

Le modèle choisi de lavabo chirurgical doit être conforme aux normes et réglementations sanitaires en vigueur.

La charge bactérienne de l’eau

Les lavabos devraient fournir une eau à charge bactérienne proche de zéro. Le système comporte donc dans l’idéal un dispositif de traitement de l’eau (filtres microfiltrants à usage terminal, ou lampes UV germicides). Cette eau filtrée est disponible pour le lavage préopératoire des mains grâce à des filtres stériles à membrane installés sur le bec du robinet. Cette recommandation émane des associations de vigilance sanitaire, dont la SF2H, par précaution.

Robinets anti-retour et protection du réseau

Les installations doivent prévenir tout retour d’eau du lavabo vers le réseau d’eau potable. Cela passe par la présence de clapets anti-retour conformes aux normes NF (par exemple de type EA) sur les arrivées d’eau froide et chaude. Par ailleurs, un mitigeur thermostatique sécurisé donne une température de sortie supportable et intègre une protection anti brulure.

Conception conforme aux bonnes pratiques

La conception doit éviter les niches à microbes : cuve entièrement lisse et étanche, angles arrondis, bonde sans stagnation, paroi arrière haute antiéclaboussures, etc. L’article D6124-403 du Code de la santé publique recommande que les lavabos soient idéalement situés hors de la salle d’opération.

Lavabo monoposte ou multiposte : que choisir pour un bloc opératoire efficace ?

Les lavabos chirurgicaux existent en différentes dimensions, principalement monoposte (une station) ou multiposte (deux ou trois postes).

Le lavabo monoposte est destiné aux structures de petite taille ou les blocs opératoires où les chirurgiens se lavent les mains l’un après l’autre. Le lavabo multiposte (2 ou 3 postes) est conçu pour permettre à plusieurs utilisateurs de se laver simultanément jusqu’aux coudes. Ces auges chirurgicales de grande longueur sont recommandées pour les blocs à forte activité ou comportant plusieurs chirurgiens par intervention.

Comment nettoyer et entretenir un lavabo chirurgical ?

Nettoyez plusieurs fois par jour le lavabo ainsi que sa robinetterie avec un produit détergent-désinfectant. Insistez sur la cuve, les parois, les commandes et le bec du robinet. Utilisez des chiffons propres et non abrasifs (microfibres à usage unique de préférence). Respectez les préconisations du fabricant quant aux choix du détergent.

Un entretien poussé doit être planifié à intervalles réguliers (par exemple trimestriel ou semestriel). Il consiste souvent à détartrer et désinfecter l’intérieur de la robinetterie. Si un composant électronique fonctionne mal, faites-le réparer ou remplacer sans tarder.

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